Titre : L'Universel : l'Évangile c'est la liberté ! / direction H. Huchet
Auteur : Mouvement pacifique chrétien de langue française. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Le Havre)
Date d'édition : 1905-09-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32885496v
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 septembre 1905 01 septembre 1905
Description : 1905/09/01 (N9)-1905/09/30. 1905/09/01 (N9)-1905/09/30.
Description : Collection numérique : Fonds régional :... Collection numérique : Fonds régional : Haute-Normandie
Description : Collection numérique : Nutrisco, bibliothèque... Collection numérique : Nutrisco, bibliothèque numérique du Havre
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4565400k
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-45090
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 19/09/2017
Guerre à la Guerre
7 e Année. — N° 9.
MENSUEL
Cincj Centimes le INJmmé:r*o
SEPTEMBRE 1905
L’UNIVERSEL
Organe du Mouvement Pacifique Chrétien
de Langue Française
“ PAIX SUR LA TERRE ! ”
ABONNEMENTS
RÉDACTION
niKECTIO* :
ADMINISTRATION
PROPAGANDE
France 1 Fr.
II. H ai c II e t
Paul ALLÉGRET
Yves Le Bail
Des abonnements Gratuits
seront servis à tous ceux
Union Postale... 2 —
jVt ,ne H. Tlvicliet
AU HAVRE
Mi me Yves Le Bail
qui en feront la demande^
Pour tout ce qui concerne la RÉDACTION et l’ADMINISTRATION, s’adresser au Bureau de l’UNIVERSEL, 19, Place de l’Hôtel-de-Ville. — LE HAVRE
Pour le Pacifisme
Les Pacifistes passent actuellement un mau
vais quart (l’heure. Il semble que nos bons
militaristes ne leur aient pas pardonné l’échec
des héroïques projets que leur avait fait con
cevoir les nuages amoncelés sur notre pays au
moment de l’affaire du Maroc. L’attaque est
menée avec vigueur.: on prend prétexte d’une
phrase malheureuse écrite par un homme qui
touche d’ailleurs davantage au pacifisme politi
que qu’au pacifisme d’idée, et on la promène
partout comme une sorte d’épouvantail. Les
« chers élèves », qui expient leurs fautes de
l’année par le pensum final des solennelles dis
tributions de prix, en ont-ils assez entendu de
ces appels au pur patriotisme tel qu’on l’enten
dait au temps de Napoléon I er !
L’article sur Les Mensonges du Pacifisme ,
que M. Brunetière a inséré dans sa Revue, a
fait quelque bruit chez nous. On lira plus loin
une bonne partie de la réplique de M. Richet.
Nos lecteurs seront heureux de lire également
un important fragment de la réponse qu’a faite
M. d’Estournelles de Constant à la philippique
du directeur de la Revue des Deux-Mondes :
Qui dit « pacifique » dit « lâche », croyez-vous ;
c’est une erreur. Il faut plus de courage pour
remonter le courant des préjugés et des passions
chauvines que pour le suivre ; j’estime beaucoup
plus les soi-disant « lâches » qui protestaient
avec M. Thiers le 15 juillet 1870, contre les dissi
mulations préparatoires de la guerre que les soi-
disant « braves » qui les empêchaient de parler,
les accusant, eux aussi, de vouloir la paix à tout
prix, criant : « A Berlin ! A Berlin ! » trompant la
France comme l’Allemagne était trompée, comme
les peuples ont toujours été trompés quand leurs
gouvernements ont entrepris de les jeter les uns
sur les autres.
Nous respectons la Patrie, mais nous méprisons
le faux patriotisme. Je vois pour mon compte,
dans l’incessante lutte politique qui fut un des
enseignements de ma vie depuis dix ans, je vois
ce que vaut la morale ou la religion, ou l’esprit
de famille de vos professeurs de patriotisme ; je
les vois à la Chambre et dans leurs journaux riva
liser à qui répandra parmi nos populations l’alcoo
lisme et nous accuser d’indifférence à l’égard des
bouilleurs de cru — c’est le dernier cheval de
bataille de ces paladins — ; je vois la corruption,
la pornographie triomphant grâce à leur indul
gent scepticisme ; je vois que si on les laissait
faire, ils nous prépareraient, pour sauver la
France, des générations d’alcooliques, de tuber
culeux et d’érotomanes. Ce patriotisme n’est pas
le mien, ni celui de mes amis.
Nous voulons une patrie, certes, mais non pas
au niveau rigide que vous prétendez lui assigner ;
nous voulons une patrie qui s’améliore, une patrie
plus pure, plus heureuse, plus humaine, plus
éclairée ; nous voulons une patrie assez vivante,
assez forte, pour être ouverte à côté des autres
patries ouvertes ; nous voulons non pas la sup
pression, mais l’association des patries. L’idée de
patrie évolue comme tout ce qui vit ; vous l’étouf
feriez en la maintenant immuable au milieu des
transformations universelles. Oseriez-vous empê
cher les individus de se rapprocher? Trouvez-
vous que l’association des familles et des person
nes humaines soit un danger ? Non ; vous y voyez,
sans doute, une garantie de liberté, de sécurité.
Pourquoi n’en serait-il pas de même de l’associa
tion des peuples ?
Et de quel droit, vous catholiques, m’attaquez-
vous quand je proclame que cette solidarité, ces
associations de peuple à peuple sont un bien ?
C’est toute la doctrine chrétienne, c’est la base de
toutes les religions, de toutes les morales que vous
attaquez ; ce n’est pas à moi, c’est à saint Paul,
c’est à Jésus Christ qu’il faut vous en prendre.
Que signifient vos anathèmes et pourquoi nous
dire : on ne peut pas être un bon Français et un
bon Allemand, un bon Européen et un bon Amé
ricain, ou un bon Asiatique ? Qui vous demande
rien de tel ? Qui a jamais demandé à un homme
d’abandonner sa famille sous prétexte qu’il s’allie
à une autre famille ?
Ces belles paroles valaient la peine d’etre
relevées ici : elles nous ramènent aux saines
idées. Aussi bien nous ne devons pas nous lais
ser effrayer par la grosse voix de ceux qui ne
veulent pas nous comprendre ; et nous n’avions
jamais espéré que nous aurions si tôt cause
gagnée auprès de tous nos concitoyens. Nous
savons déjà ce qu’il en coûte de rémonter un
courant comme celui qui a emporté avant nous
les générations humaines ; et nous ne devons
trouver dans cette nouvelle levée de boucliers
qu’un motif de plus de redoubler nos efforts.
M. La visse, qui a présidé, ces jours derniers,
la distribution des prix de l'école de Nouvion,
sa commune natale, a terminé cette année-ci
son discours, plein d’ailleurs de finesse et de
nobles pensées, par ces paroles :
Pour terminer ce long et grave discours, for
mons ensemble des souhaits, — j’allais dire
prions ensemble :
Que la France demeure forte parmi les nations ;
Qu’elle soit forte par sa justice ;
Qu’elle soit forte par sa liberté ;
Qu’elle soit forte par les armes...
Nous aussi, à notre tour, faisons des sou
haits et prions ensemble. Que la France soit
grande par la justice et la liberté ; mais qu’elle
le soit aussi par son respect du droit, par son
amour des faibles, par son inlassable fidélité à
un grand idéal : celui qu’ont entrevu maintenant
les peuples, l’union dans la Paix et le Travail,
à l’ombre de leurs étendards fraternellement
réunis en faisceaux !
Cette prière-là nous pouvons de tout cœur
l’adresser à ce Dieu que nous appelons « notre
Père », car nous la savons conforme à sa vo
lonté.
Paul Allégret.
LIS DEUX M0ISS0HS
C’est l'été , l’or des blés jaunit les vastes plaines ;
Il fait beau : « bout va bien , se dit le laboureur.
Nous allons donc,enfin, nous payer de nos peines ;
Il est temps d’appeler la faux du moissonneur.
«Il est temps; des blésmur s débarrassons les plaines,
Le ciel nous a souri , le pauvre aura du pain.
Demain,pour de long s mo is, les g rang es seront pleines,
En rentrant la moisson, nous chanterons demain. »
Demain,vous pleurerez; dans vos tranquilles plaines
Un autre moissonneur, d’un autre fer s'armant,
Va paraître, et, fauchant vos espérances vaines,
Coucher d’autres moissons sur le sillon sanglant.
Où le travail versait la joie et l'abondance,
La guerre va porter le deuil avec la faim ,
Et, près des toits en feu, la vieillesse et l’enfance,
Sur des corps égorgés maudiront leur destin.
Moisson d’épis ou moisson d’hommes,
Œuvre de vie, œuvre de mort,
Il faut choisir : fou que nous sommes ,
Puisqu'en nos mains est notre sort,
Dans la paix, qui seule est féconde ,
Mêlant nos bras, mêlant nos cœurs,
Débarrassons enfin le monde
De la haine et de ses fureurs !
FltliDÉlUC Passy.
1
7 e Année. — N° 9.
MENSUEL
Cincj Centimes le INJmmé:r*o
SEPTEMBRE 1905
L’UNIVERSEL
Organe du Mouvement Pacifique Chrétien
de Langue Française
“ PAIX SUR LA TERRE ! ”
ABONNEMENTS
RÉDACTION
niKECTIO* :
ADMINISTRATION
PROPAGANDE
France 1 Fr.
II. H ai c II e t
Paul ALLÉGRET
Yves Le Bail
Des abonnements Gratuits
seront servis à tous ceux
Union Postale... 2 —
jVt ,ne H. Tlvicliet
AU HAVRE
Mi me Yves Le Bail
qui en feront la demande^
Pour tout ce qui concerne la RÉDACTION et l’ADMINISTRATION, s’adresser au Bureau de l’UNIVERSEL, 19, Place de l’Hôtel-de-Ville. — LE HAVRE
Pour le Pacifisme
Les Pacifistes passent actuellement un mau
vais quart (l’heure. Il semble que nos bons
militaristes ne leur aient pas pardonné l’échec
des héroïques projets que leur avait fait con
cevoir les nuages amoncelés sur notre pays au
moment de l’affaire du Maroc. L’attaque est
menée avec vigueur.: on prend prétexte d’une
phrase malheureuse écrite par un homme qui
touche d’ailleurs davantage au pacifisme politi
que qu’au pacifisme d’idée, et on la promène
partout comme une sorte d’épouvantail. Les
« chers élèves », qui expient leurs fautes de
l’année par le pensum final des solennelles dis
tributions de prix, en ont-ils assez entendu de
ces appels au pur patriotisme tel qu’on l’enten
dait au temps de Napoléon I er !
L’article sur Les Mensonges du Pacifisme ,
que M. Brunetière a inséré dans sa Revue, a
fait quelque bruit chez nous. On lira plus loin
une bonne partie de la réplique de M. Richet.
Nos lecteurs seront heureux de lire également
un important fragment de la réponse qu’a faite
M. d’Estournelles de Constant à la philippique
du directeur de la Revue des Deux-Mondes :
Qui dit « pacifique » dit « lâche », croyez-vous ;
c’est une erreur. Il faut plus de courage pour
remonter le courant des préjugés et des passions
chauvines que pour le suivre ; j’estime beaucoup
plus les soi-disant « lâches » qui protestaient
avec M. Thiers le 15 juillet 1870, contre les dissi
mulations préparatoires de la guerre que les soi-
disant « braves » qui les empêchaient de parler,
les accusant, eux aussi, de vouloir la paix à tout
prix, criant : « A Berlin ! A Berlin ! » trompant la
France comme l’Allemagne était trompée, comme
les peuples ont toujours été trompés quand leurs
gouvernements ont entrepris de les jeter les uns
sur les autres.
Nous respectons la Patrie, mais nous méprisons
le faux patriotisme. Je vois pour mon compte,
dans l’incessante lutte politique qui fut un des
enseignements de ma vie depuis dix ans, je vois
ce que vaut la morale ou la religion, ou l’esprit
de famille de vos professeurs de patriotisme ; je
les vois à la Chambre et dans leurs journaux riva
liser à qui répandra parmi nos populations l’alcoo
lisme et nous accuser d’indifférence à l’égard des
bouilleurs de cru — c’est le dernier cheval de
bataille de ces paladins — ; je vois la corruption,
la pornographie triomphant grâce à leur indul
gent scepticisme ; je vois que si on les laissait
faire, ils nous prépareraient, pour sauver la
France, des générations d’alcooliques, de tuber
culeux et d’érotomanes. Ce patriotisme n’est pas
le mien, ni celui de mes amis.
Nous voulons une patrie, certes, mais non pas
au niveau rigide que vous prétendez lui assigner ;
nous voulons une patrie qui s’améliore, une patrie
plus pure, plus heureuse, plus humaine, plus
éclairée ; nous voulons une patrie assez vivante,
assez forte, pour être ouverte à côté des autres
patries ouvertes ; nous voulons non pas la sup
pression, mais l’association des patries. L’idée de
patrie évolue comme tout ce qui vit ; vous l’étouf
feriez en la maintenant immuable au milieu des
transformations universelles. Oseriez-vous empê
cher les individus de se rapprocher? Trouvez-
vous que l’association des familles et des person
nes humaines soit un danger ? Non ; vous y voyez,
sans doute, une garantie de liberté, de sécurité.
Pourquoi n’en serait-il pas de même de l’associa
tion des peuples ?
Et de quel droit, vous catholiques, m’attaquez-
vous quand je proclame que cette solidarité, ces
associations de peuple à peuple sont un bien ?
C’est toute la doctrine chrétienne, c’est la base de
toutes les religions, de toutes les morales que vous
attaquez ; ce n’est pas à moi, c’est à saint Paul,
c’est à Jésus Christ qu’il faut vous en prendre.
Que signifient vos anathèmes et pourquoi nous
dire : on ne peut pas être un bon Français et un
bon Allemand, un bon Européen et un bon Amé
ricain, ou un bon Asiatique ? Qui vous demande
rien de tel ? Qui a jamais demandé à un homme
d’abandonner sa famille sous prétexte qu’il s’allie
à une autre famille ?
Ces belles paroles valaient la peine d’etre
relevées ici : elles nous ramènent aux saines
idées. Aussi bien nous ne devons pas nous lais
ser effrayer par la grosse voix de ceux qui ne
veulent pas nous comprendre ; et nous n’avions
jamais espéré que nous aurions si tôt cause
gagnée auprès de tous nos concitoyens. Nous
savons déjà ce qu’il en coûte de rémonter un
courant comme celui qui a emporté avant nous
les générations humaines ; et nous ne devons
trouver dans cette nouvelle levée de boucliers
qu’un motif de plus de redoubler nos efforts.
M. La visse, qui a présidé, ces jours derniers,
la distribution des prix de l'école de Nouvion,
sa commune natale, a terminé cette année-ci
son discours, plein d’ailleurs de finesse et de
nobles pensées, par ces paroles :
Pour terminer ce long et grave discours, for
mons ensemble des souhaits, — j’allais dire
prions ensemble :
Que la France demeure forte parmi les nations ;
Qu’elle soit forte par sa justice ;
Qu’elle soit forte par sa liberté ;
Qu’elle soit forte par les armes...
Nous aussi, à notre tour, faisons des sou
haits et prions ensemble. Que la France soit
grande par la justice et la liberté ; mais qu’elle
le soit aussi par son respect du droit, par son
amour des faibles, par son inlassable fidélité à
un grand idéal : celui qu’ont entrevu maintenant
les peuples, l’union dans la Paix et le Travail,
à l’ombre de leurs étendards fraternellement
réunis en faisceaux !
Cette prière-là nous pouvons de tout cœur
l’adresser à ce Dieu que nous appelons « notre
Père », car nous la savons conforme à sa vo
lonté.
Paul Allégret.
LIS DEUX M0ISS0HS
C’est l'été , l’or des blés jaunit les vastes plaines ;
Il fait beau : « bout va bien , se dit le laboureur.
Nous allons donc,enfin, nous payer de nos peines ;
Il est temps d’appeler la faux du moissonneur.
«Il est temps; des blésmur s débarrassons les plaines,
Le ciel nous a souri , le pauvre aura du pain.
Demain,pour de long s mo is, les g rang es seront pleines,
En rentrant la moisson, nous chanterons demain. »
Demain,vous pleurerez; dans vos tranquilles plaines
Un autre moissonneur, d’un autre fer s'armant,
Va paraître, et, fauchant vos espérances vaines,
Coucher d’autres moissons sur le sillon sanglant.
Où le travail versait la joie et l'abondance,
La guerre va porter le deuil avec la faim ,
Et, près des toits en feu, la vieillesse et l’enfance,
Sur des corps égorgés maudiront leur destin.
Moisson d’épis ou moisson d’hommes,
Œuvre de vie, œuvre de mort,
Il faut choisir : fou que nous sommes ,
Puisqu'en nos mains est notre sort,
Dans la paix, qui seule est féconde ,
Mêlant nos bras, mêlant nos cœurs,
Débarrassons enfin le monde
De la haine et de ses fureurs !
FltliDÉlUC Passy.
1
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 89.15%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 89.15%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/4
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://nutrisco-patrimoine.lehavre.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k4565400k/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://nutrisco-patrimoine.lehavre.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k4565400k/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://nutrisco-patrimoine.lehavre.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k4565400k/f1.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://nutrisco-patrimoine.lehavre.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k4565400k
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://nutrisco-patrimoine.lehavre.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k4565400k
Facebook
Twitter