Titre : L'Universel : l'Évangile c'est la liberté ! / direction H. Huchet
Auteur : Mouvement pacifique chrétien de langue française. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Le Havre)
Date d'édition : 1905-08-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32885496v
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 août 1905 01 août 1905
Description : 1905/08/01 (N8)-1905/08/31. 1905/08/01 (N8)-1905/08/31.
Description : Collection numérique : Fonds régional :... Collection numérique : Fonds régional : Haute-Normandie
Description : Collection numérique : Nutrisco, bibliothèque... Collection numérique : Nutrisco, bibliothèque numérique du Havre
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4565399c
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-45090
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/09/2017
Guerre à la Guerre
7 e Année. — N° 8.
MS
Cincj Centimes le P^’nmér'o
AOUT 1905
Organe du Mouvement Pacifique Chrétien
de Langue Française
“ PAIX SUR LA TERRE ! ”
RÉDACTION
ADMINISTRATION
H. H u ch. et
Paul ALLÉGRET *
Yves Le Bail
M! ,ne II. ITuohet
AU HAVRE
M me Yves Le Bail
ABONNEMENTS
France 1 Fr.
Union Postale... 2 —
PROPAGANDE
Des abonnements Gratuits
seront servis à tous ceux
qui en feront la demande*
Pour tout ce qui concerne la RÉDACTION et l’ADMINlSTRATION, s’adresser au Bureau de l’UNIVERSEL, 19, Place de l’Hôtel-de-Ville. —' LE HAVRE
Propagande pratique
L’atmosphère s’est purifiée : les craintes qui
un certain temps pesèrent sur notre cœur se
sont dissipées, et chacun peut maintenant phi
losopher à son aise sur les événements d’hier et
leurs enseignements.
Un grand nombre de publicistes français dont
nous avouons ne pas comprendre la mentalité,
interprétant a leur manière la solution du con
flit marocain, s’efïorcent d’y voir un grave
échec pour les idées pacifistes. « Ce serait une
singulière légèreté, disent-ils, que de croire la
crise extérieure par laquelle nous venons de
passer terminée d’ores et déjà par l’acquiesce
ment de la France à la réunion de la conférence
internationale que l’Allemagne nous a imposée.
Un réalité dans l’Europe entière la question est
toute portée vers la guerre de demain. Les ar
mements sont poussés; les négociations et les
combinaisons de forces se multiplient; d’autre
part 1 irritation est telle que les moindres inci
dents sont démesurément grossis et exploités.
Ainsi donc, c’est à l’heure même où la petite
école des pacifistes mène le plus activement
campagne pour sa chimère, que les gouverne
ments lui donnent un démenti éclatant et trans
forment en lamentable faillite les semblants de
succès qu’elle a remportés. »
Ou il y ait toujours à l’horizon des menaces
de guerre, nous n’en disconvenons pas. Ce
serait pourtant chose étrange, qu’on nous repro
chât de n’avoir pas encore transformé la face
du monde et révolutionné les procédés des gou
vernements. Nous savons par l’Evangile que la
petite semence doit devenir un grand arbre:
mais il lui faut le temps. Combien nous parais
sent plus exactes les constatations des hommes
qui voient dans l’issue actuelle d’un grave con
flit le plus encourageant des succès pour notre
propagande. Si les esprits sont restés calmes,
tant en Allemagne qu’en France; si, contraire
ment à l’affirmation citée plus haut de certains
journaux anti-pacifiques, aucune trace d’irrita
tion ne subsiste des événements passés, au
moins pour ce qui concerne la grande masse ;
si aucune excitation n’a réussi à mettre le feu
aux poudres; si les peuples ont nettement fait
entendre leurs voix au point d’imposer un arran
gement pacifique répondant seul au vœu des
démocraties, n’est-ce pas parce que, pour la
première fois depuis que se sont, constitués les
états européens, ceux qui les gouvernent ont
senti derrière eux une volonté populaire délibé
rément hostile a la guerre ? Et l’on aura beau
faire, on ne réussira pas à faire prendre le
change aux gens qui ne se grisent pas de mots:
c’est là une récompense très enthousiasmante
de l’effort poursuivi depuis plusieurs années par
les militants du pacifisme.
C’est ainsi que se trouve ramenée la vieille
question de la propagande en faveur de la Paix.
Une de nos idées favorites, est aujourd’hui con
firmée par les faits: c’est l’éducation pacifique
du peuple qui importe avant tout. Nous dési
rons que les futurs Congrès, nationaux ou in
ternationaux, fassent de nouveau à cette ques
tion une part plus considérable dans leurs tra
vaux; qu’elle ne soit plus reléguée en fin de
séance et réglée par l’adoption d’une série de
vœux plus ou moins platoniques, conclusion de
débats sans ampleur. Et nous voulons indiquer
de suite, parmi beaucoup d’autres, un moyen de
propagande fort simple et excellent: c’est la
vulgarisation de l’insigne. Je me rappelle l’ex
périence laite par un homme qui donna beau
coup de son temps et de sa peine à la cause de
la tempérance et qui se refusait au début de son
apostolat antialcoolique à orner sa boutonnière
de l’insigne bleu des tempérants. 11 expliquait
son abstention par beaucoup de raisons; mais
la principale, qu’il ne disait pas, était que cetfe
manifestation lui paraissait quelque peu ridicule
et qu’il y répugnait. Quand il eut surmonté ce
premier mouvement, il s’aperçut qu’aucune pro
pagande, dans sa vie d’homme d’affaires, ne
valait celle de son insigne. Plus récemment la
même expérience a été faite par un ami très dé
voué de la Paix, le Rédacteur de ce Journal, qui
dans son long voyage a vu se multiplier par ce
même moyen les occasions de plaider une des
causes qui lui sont chères.
Or l’insigne de la Paix existe: if est même
fort beau. J1 n’a qu’un défaut: c’est d’être trop
beau et partant trop cher. Qu’on obtienne un
insigne pacifique populaire, à la place de l’artis
tique bijou d’argent que nous connaissons et ce
sera un premier pas de fait. La Ligue de Sir
Thomas Barclay, dénommée F. I. 0. nous
donne 1’exemple puisque le bouton de ses mem
bres coûte quelques sous seulement; le Comité
des Amis de la Paix, procure également aux
siens, depuis deux ans, un insigne bon marché.
11 serait excellent que le prochain Congrès Uni
versel tranchât cette question et prit les mesures
nécessaires pour mettre à la disposition des pa
cifistes du monde entier un insigne élégant et
peu cher. 11 n’y aura plus alors qu’à obtenir de
chacun qu’il veuille bien l’arborer. Ce sera moins
difficile qu’on ne l’imagine et on aura trouvé un
moyen de propagande excellent, permanent et
pratique. Paul Allégret.
UNE SÉANCE BIEN REMPLIE
Le Comité central de la Société pour l’observation
du dimanche s’est réuni à Berne, ces jours derniers,
sous la présidence de M. H. Gambini, de Genève. 11
y a été fait diverses communications et pris quelques
décisions au nombre desquelles nous relevons les
suivantes :
Une plainte a été portée auprès de la direction gé
nérale des postes contre une distribution antirégle
mentaire de colis de messageries faite le dimanche
dans une ville importante de la Suisse allemande. Il a
été répondu que le fait incriminé était dû à des cir
constances exceptionnelles qui ne se renouvelleront
probablement plus.
La libération des ouvriers et ouvrières des fabriques
à partir de 5 heures le samedi après-midi, pour facili
ter le repos du dimanche, est désormais un fait acquis
légalement, après plusieurs années de luttes.
Une loi sur le repos du'dimanche pour le canton de
Berne a été adoptée par le peuple de ce canton le
19 mars dernier. Une loi du même genre a été repous
sée par la Landsgemeinde du canton de Claris le
14 mai. Bar contre le 21 du même mois, le canton de
Bàle-Campagne s’est donné une loi sur la môme ma
tière. Le Grand Conseil du canton de Zurich discutera
l’automne prochain celle que son Conseil d’Etat lui a
récemment proposée.
Le Comité central a réclamé en faveur des employés
subalternes des douanes un nombre plus grand de
dimanches et de jours de repos en général. Depuis
lors il a été décidé que ce personnel aurait annuelle
ment 24 dimanches libres et 28 demi-journées en se
maine, non compris un congé de 8 jours, selon les
années de service.
Des démarches ont été faites en faveur d’employés
de services publics de transport qui n’ont pas les jours
de repos exigés par la loi.
Le Comité central est aussi intervenu auprès de la
direction supérieure de l’entreprise du tunnel du
Riecken (canton de St-Gall), dont les- ouvriers sont
assujettis à un travail journalier des plus pénibles,
sans arrêt hebdomadaire. Cette entreprise a été enga
gée à imiter ce qui s’est fait au tunnel du Simplon où
l’on est arrivé à accorder à la grande majorité des ou
vriers le repos de tous les dimanches et aux autres un
dimanche libre sur deux Une réponse est toujours
attendue.
Le Département fédéral des chemins de fer a fourni
au Comité central, -sur sa demande, une laborieuse
statistique sur les accidents de chemins de fer surve
nus en Suisse avant et après l’application de la loi sur
les jours de repos. Les études déjà faites sur ces chif
fres, mais non encore définitives, paraissent indiquer
une situation qui s’est, considérablement améliorée.
Le Comité central s’est préoccupé de la prochaine
révision de la loi fédérale sur les fabriques. Le secré
taire, M. E. Deluz, de Genève, a indiqué plusieurs
points qui laissent a désirer dans la loi actuelle, en ce
qui concerne les jours de repos des ouvriers dans la
grande industrie. Un mémoire sera préparé sur ce
sujet et discuté ultérieurement par le Comité.
Enfin, on a approuvé dans cette séance, le projet
qu'a le Comité des sections de la Suisse allemande,
dont le siège est à Baie, d’organiser dans cette ville
l’automne prochain une Conférence internationale à
laquelle participeraient des représentants de l’Alsace,
du Grand duché de Baden, de Wurtemberg et de la
Suisse. Le programme en sera publié ultérieurement.
Remarquons; eu terminant, que si le droit de cha
cun à jouir de sa liberté le dimanche est toujours plus
reconnu, il est non moins légitimé de souhaiter que
tous ceux (jui eu jouissent eu fassent un emploi vrai
ment profitable physiquement et moralement. Bar ces
temps de divertissements à outrance ce vœu n’est pas
superllu.
7 e Année. — N° 8.
MS
Cincj Centimes le P^’nmér'o
AOUT 1905
Organe du Mouvement Pacifique Chrétien
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“ PAIX SUR LA TERRE ! ”
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ADMINISTRATION
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Paul ALLÉGRET *
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Propagande pratique
L’atmosphère s’est purifiée : les craintes qui
un certain temps pesèrent sur notre cœur se
sont dissipées, et chacun peut maintenant phi
losopher à son aise sur les événements d’hier et
leurs enseignements.
Un grand nombre de publicistes français dont
nous avouons ne pas comprendre la mentalité,
interprétant a leur manière la solution du con
flit marocain, s’efïorcent d’y voir un grave
échec pour les idées pacifistes. « Ce serait une
singulière légèreté, disent-ils, que de croire la
crise extérieure par laquelle nous venons de
passer terminée d’ores et déjà par l’acquiesce
ment de la France à la réunion de la conférence
internationale que l’Allemagne nous a imposée.
Un réalité dans l’Europe entière la question est
toute portée vers la guerre de demain. Les ar
mements sont poussés; les négociations et les
combinaisons de forces se multiplient; d’autre
part 1 irritation est telle que les moindres inci
dents sont démesurément grossis et exploités.
Ainsi donc, c’est à l’heure même où la petite
école des pacifistes mène le plus activement
campagne pour sa chimère, que les gouverne
ments lui donnent un démenti éclatant et trans
forment en lamentable faillite les semblants de
succès qu’elle a remportés. »
Ou il y ait toujours à l’horizon des menaces
de guerre, nous n’en disconvenons pas. Ce
serait pourtant chose étrange, qu’on nous repro
chât de n’avoir pas encore transformé la face
du monde et révolutionné les procédés des gou
vernements. Nous savons par l’Evangile que la
petite semence doit devenir un grand arbre:
mais il lui faut le temps. Combien nous parais
sent plus exactes les constatations des hommes
qui voient dans l’issue actuelle d’un grave con
flit le plus encourageant des succès pour notre
propagande. Si les esprits sont restés calmes,
tant en Allemagne qu’en France; si, contraire
ment à l’affirmation citée plus haut de certains
journaux anti-pacifiques, aucune trace d’irrita
tion ne subsiste des événements passés, au
moins pour ce qui concerne la grande masse ;
si aucune excitation n’a réussi à mettre le feu
aux poudres; si les peuples ont nettement fait
entendre leurs voix au point d’imposer un arran
gement pacifique répondant seul au vœu des
démocraties, n’est-ce pas parce que, pour la
première fois depuis que se sont, constitués les
états européens, ceux qui les gouvernent ont
senti derrière eux une volonté populaire délibé
rément hostile a la guerre ? Et l’on aura beau
faire, on ne réussira pas à faire prendre le
change aux gens qui ne se grisent pas de mots:
c’est là une récompense très enthousiasmante
de l’effort poursuivi depuis plusieurs années par
les militants du pacifisme.
C’est ainsi que se trouve ramenée la vieille
question de la propagande en faveur de la Paix.
Une de nos idées favorites, est aujourd’hui con
firmée par les faits: c’est l’éducation pacifique
du peuple qui importe avant tout. Nous dési
rons que les futurs Congrès, nationaux ou in
ternationaux, fassent de nouveau à cette ques
tion une part plus considérable dans leurs tra
vaux; qu’elle ne soit plus reléguée en fin de
séance et réglée par l’adoption d’une série de
vœux plus ou moins platoniques, conclusion de
débats sans ampleur. Et nous voulons indiquer
de suite, parmi beaucoup d’autres, un moyen de
propagande fort simple et excellent: c’est la
vulgarisation de l’insigne. Je me rappelle l’ex
périence laite par un homme qui donna beau
coup de son temps et de sa peine à la cause de
la tempérance et qui se refusait au début de son
apostolat antialcoolique à orner sa boutonnière
de l’insigne bleu des tempérants. 11 expliquait
son abstention par beaucoup de raisons; mais
la principale, qu’il ne disait pas, était que cetfe
manifestation lui paraissait quelque peu ridicule
et qu’il y répugnait. Quand il eut surmonté ce
premier mouvement, il s’aperçut qu’aucune pro
pagande, dans sa vie d’homme d’affaires, ne
valait celle de son insigne. Plus récemment la
même expérience a été faite par un ami très dé
voué de la Paix, le Rédacteur de ce Journal, qui
dans son long voyage a vu se multiplier par ce
même moyen les occasions de plaider une des
causes qui lui sont chères.
Or l’insigne de la Paix existe: if est même
fort beau. J1 n’a qu’un défaut: c’est d’être trop
beau et partant trop cher. Qu’on obtienne un
insigne pacifique populaire, à la place de l’artis
tique bijou d’argent que nous connaissons et ce
sera un premier pas de fait. La Ligue de Sir
Thomas Barclay, dénommée F. I. 0. nous
donne 1’exemple puisque le bouton de ses mem
bres coûte quelques sous seulement; le Comité
des Amis de la Paix, procure également aux
siens, depuis deux ans, un insigne bon marché.
11 serait excellent que le prochain Congrès Uni
versel tranchât cette question et prit les mesures
nécessaires pour mettre à la disposition des pa
cifistes du monde entier un insigne élégant et
peu cher. 11 n’y aura plus alors qu’à obtenir de
chacun qu’il veuille bien l’arborer. Ce sera moins
difficile qu’on ne l’imagine et on aura trouvé un
moyen de propagande excellent, permanent et
pratique. Paul Allégret.
UNE SÉANCE BIEN REMPLIE
Le Comité central de la Société pour l’observation
du dimanche s’est réuni à Berne, ces jours derniers,
sous la présidence de M. H. Gambini, de Genève. 11
y a été fait diverses communications et pris quelques
décisions au nombre desquelles nous relevons les
suivantes :
Une plainte a été portée auprès de la direction gé
nérale des postes contre une distribution antirégle
mentaire de colis de messageries faite le dimanche
dans une ville importante de la Suisse allemande. Il a
été répondu que le fait incriminé était dû à des cir
constances exceptionnelles qui ne se renouvelleront
probablement plus.
La libération des ouvriers et ouvrières des fabriques
à partir de 5 heures le samedi après-midi, pour facili
ter le repos du dimanche, est désormais un fait acquis
légalement, après plusieurs années de luttes.
Une loi sur le repos du'dimanche pour le canton de
Berne a été adoptée par le peuple de ce canton le
19 mars dernier. Une loi du même genre a été repous
sée par la Landsgemeinde du canton de Claris le
14 mai. Bar contre le 21 du même mois, le canton de
Bàle-Campagne s’est donné une loi sur la môme ma
tière. Le Grand Conseil du canton de Zurich discutera
l’automne prochain celle que son Conseil d’Etat lui a
récemment proposée.
Le Comité central a réclamé en faveur des employés
subalternes des douanes un nombre plus grand de
dimanches et de jours de repos en général. Depuis
lors il a été décidé que ce personnel aurait annuelle
ment 24 dimanches libres et 28 demi-journées en se
maine, non compris un congé de 8 jours, selon les
années de service.
Des démarches ont été faites en faveur d’employés
de services publics de transport qui n’ont pas les jours
de repos exigés par la loi.
Le Comité central est aussi intervenu auprès de la
direction supérieure de l’entreprise du tunnel du
Riecken (canton de St-Gall), dont les- ouvriers sont
assujettis à un travail journalier des plus pénibles,
sans arrêt hebdomadaire. Cette entreprise a été enga
gée à imiter ce qui s’est fait au tunnel du Simplon où
l’on est arrivé à accorder à la grande majorité des ou
vriers le repos de tous les dimanches et aux autres un
dimanche libre sur deux Une réponse est toujours
attendue.
Le Département fédéral des chemins de fer a fourni
au Comité central, -sur sa demande, une laborieuse
statistique sur les accidents de chemins de fer surve
nus en Suisse avant et après l’application de la loi sur
les jours de repos. Les études déjà faites sur ces chif
fres, mais non encore définitives, paraissent indiquer
une situation qui s’est, considérablement améliorée.
Le Comité central s’est préoccupé de la prochaine
révision de la loi fédérale sur les fabriques. Le secré
taire, M. E. Deluz, de Genève, a indiqué plusieurs
points qui laissent a désirer dans la loi actuelle, en ce
qui concerne les jours de repos des ouvriers dans la
grande industrie. Un mémoire sera préparé sur ce
sujet et discuté ultérieurement par le Comité.
Enfin, on a approuvé dans cette séance, le projet
qu'a le Comité des sections de la Suisse allemande,
dont le siège est à Baie, d’organiser dans cette ville
l’automne prochain une Conférence internationale à
laquelle participeraient des représentants de l’Alsace,
du Grand duché de Baden, de Wurtemberg et de la
Suisse. Le programme en sera publié ultérieurement.
Remarquons; eu terminant, que si le droit de cha
cun à jouir de sa liberté le dimanche est toujours plus
reconnu, il est non moins légitimé de souhaiter que
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