Titre : L'Universel : l'Évangile c'est la liberté ! / direction H. Huchet
Auteur : Mouvement pacifique chrétien de langue française. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Le Havre)
Date d'édition : 1905-07-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32885496v
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 juillet 1905 01 juillet 1905
Description : 1905/07/01 (N7)-1905/07/31. 1905/07/01 (N7)-1905/07/31.
Description : Collection numérique : Fonds régional :... Collection numérique : Fonds régional : Haute-Normandie
Description : Collection numérique : Nutrisco, bibliothèque... Collection numérique : Nutrisco, bibliothèque numérique du Havre
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4565398z
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-45090
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/09/2017
Guerre
a
la Guerre
7 e Année. — N° 7.
MENSUEL
Gixicj Centimes le ISTirmér-o
JUILLET 1905
Organe du
Mouvement Pacifique Chrétien
de Langue Française
“ PAIX SUR LA TERRE 1 ”
ABONNEMENTS
RÉDACTION
BHKECTIO.li :
ADMINISTRATION
PROPAGANDE
France 1 Fr
Union Postale... 2 —
TI. ITxic l i e t
Al me II. Hnoliet
Paul ALLÉGRET
AU HAVRE v.
Yves Le Uail
M me Yves Le I3ail
Des abonnements Graiuits
seront servis à tous ceux
qui en feront la demande-
Pour tout ce qui concerne la RÉDACTION et l’ADMINISTRATION, s’adresser au Bureau de l’UNIVERSEL, 19, Place de rHôtel-de-Ville. — LE HAVRE
A propos du Maroc
Dans Y! niocrscl d'octobre 1903, à cette
même place, nous avons exprimé les craintes
que nous faisait éprouver la politique suivie
à l’égard du Marne. Nous savions que, soit
par ambition, soit par intérêt, certains
« coloniaux » se préparaient à lancer
notre pays dans une aventure dangereuse,
et nous avons poussé un cri d’alarme.
Quelques-uns de nos lecteurs ont sans doute
pensé à ce moment-là que nous étions
quelque peu timorés ou excessifs : ils peu
vent se rendre compte aujourd’hui que nous
n’avions pas tellement tort. Il va quelque
enfantillage pour un homme à se féliciter
lui-même d’avoir vu clair dans une pareille
question ; mais quand il s’agit d’un parti,
— le parti pacifiste — quand ce parti a été
le premier et même le seul à avertir nette
ment l’opinion publique, et n’a jamais varié
dans ses prédictions et ses conseils, il est
permis et même utile de rendre hommage
à sa clairvoyance.
Certes, l’alerte fut chaude, plus peut-
être que beaucoup ne se l’imaginèrent.
Nous sommes un péuple prompt à s’alarmer,
mais prompt aussi à se rassurer : c’est
affaire de tempérament et notre Midi nous
entraîne. Si c’est faire œuvre mauvaise que
d'alarmer les esprits, c’est faire œuvre
trompeuse que les rassurer malgré tout.
Disons donc ce (pie nous croyons êtreMa
véri té : 1 edanger i m 11 îédia l paraîtaujourd’hui
écarté, mais il y aura longtemps encore des
points délicats à trancher et des difficultés
à prévoir, au Maroc et ailleurs. Les bureaux
du Ministère dq la Guerre, en vertu d’une
vieille habitude, ont fait démentir par les
agences officieuses les renseignements qui
avaient été donnés sur les préparatifs mili-
tairesdel’Allemagnc. C’est toujours I histoire
de l'autruche : ces démentis ne trompent
plus personne. L’Alsace-Lorraine forme un
immense camp retranché dont les régiments
sont toujours prêts : on ne petit en augmenter
Je nombre. Ce qu’a fait l’autorité militaire,
le voici : elle a multiplié les inspections et
supprimé les permissions pour maintenir
les effectifs au complet. De plus, certains
régiments; de ceux qui surveillent la fron
tière allemande sur son extrémité orientale,
se son I, ra |iprocliés de la France, gagnant plu
sieurs journées de mobilisation. Depuis que
la Russie a dégarni sa frontière européenne
au profit de la Mandchourie, i’Allemagne
n’a plus besoin de beaucoup de régiments
pour se garder vers l’Est ! Elle est tranquille
de ce côté-là. Alors batteries et troupes de
garnitures sont venues vers Je Rhin. Alors
aussi on a compris (pur nous étions engagés
dans une assez sotte aventure et l’on s’est
demandé comment elle finirait. Tout cela
p(*ur le Maroc! N’est-cb pas vraiment trop
absurde ?
Maintenant que le moment aigu de la crise
est passée et qu’on respire plus à l’aise dans
une atmosphère apaisée* laissons aux diplô
me tes hvsoi.n de poursuivre leur tache délicate
et tirons des événements les leçons qu'ils
éïïfuporfenl à notre point de vue.
Je vois d’abord que dès aujourd’hui ceux
qui s’imaginent diriger le monde dans notre
Europe occidentale, ne sont pas maîtres des
choses et des hommes comme ils l’étaient
autrefois. Il y a une puissance avec laquelle
ils auront à compter à l’avenir, et cette
puissance c’est l’opinion publique. Or, il
paraît incontestable que cetle opinion pu
blique des deux côtés de la frontière est
nettement pacifique. Malgré les orages accu
mulés, lès articles d’une certaine presse et
les menées des partis militaristes, il a été
impossible de déterminer en France un
courant contre P Allemagne, et en Allemagne
un courant contre la France... à propos du
Maroc ! Tellement que si actuellement les
ministres et les diplomates n’arrivaient pas
à une solution pacifique, ils se heurteraient
certainement aux désirs et à la volonté des
peuples. On a donc fait quelque chemin —
même chez les plus chauvins — depuis le jour
où le moindre prétexte mettait le feu aux
poudres. Voilà un résultat de la propagande
pacifique qui est de nature à nous réjouir.
Je vois en second lieu qu’il n’est jamais
inutile d’user de bons procédés:à l’égard des
gens. Nous avons conclu depuis dix-lmit
mois des traités d’arbitrage — ils sont in
complets, mais il faut savoir se contenter de
.peu en pareille matière — avec des nations
voisines. Nos boi mes relations avec ces voisins
vont maintenant nous aider à nous tirer
honorablement de la situation critkjue où
nous sommes, puisque les chancelleries
d’Angleterre, d’Espagne et d’Italie ont déjà
déclaré spontanément et officieusement
qu’elles adopteraient dans la Conférence
Internationale demandée par le Maroc, l’atti-
tidc (pii serait celle de la France.
Enfin j’espère que cette alerte obligera
certains de nos adversaires à reconnaître la
folie des. aventures coloniales. Cela ne rap
porte plus et devient fort compliqué. L’expé
rience de certains peuples aurait pu nous
suffi re. Voyez l’Angleterre elle n’a pas encore
acquitté la note des frais que lui a valu
l’expédition du Transvaal, et, il se peut que
l’avenir lui réserve des surprises. La Russie
n'a pas à se louer de son essai de colonisation
en Mandchourie. Si laFrance allaitauMaroc,
elle irait au devant des pires désastres.Nous
avons cette confiance qu’on l’a maintenant
compris en haut lieu et que la page des ex
péditions meurtrières, plus ou moins artifi
ciellement masquées sous lé nom de péné
trai ion pacifique, est à présent définitivement
close. Paul Allégret.
A propos d'une cérémonie organisée par l’Empereur
Guillaume à Gravelotte et des paroles que ce monarque à
prononcées sur cet ancien champ de carnage, M. Gornély
a écrit dans le Siècle, des ligues auxquelles nos lecteurs
applaudiront : ' ■*
Ce qu’il y a d’intéressant dans ce genre de
service ce n’est pas le discours que les circonstances
arrachent au prédicateur. Ce sont les paroles qui
sortent de cet amas d’os humides et déliquescents
à l’adresse des bonnes têtes allemandes qui ouvrent
les yeux et les oreilles sous le casque à pointe.
O jeunes gens qui portez les armes, disent les os,
nous avons été comme vous. Nous avons eu des
mères qui nous aimaient et des fiancées que nous
aimions. Il y a trente-cinq ans nous avons été
comme vous. Nous avons été fauchés par la
mitraille pour arracher à d’autres hommes, égale
ment pourvus de mères et de fiancées, une victoire
qui a donné à notre empereur des pays dont il
pouvait se passer.
Et aujourd’hui nous sommes pêle-mêle, avec
nos ennemis d’autrefois, dans la terre froide. Nos
mères sont mortes de douleur et de misère. Nos
fiancées sont allées avec d’autres, et nous, nous
avons perdu la joie, de vivre.
On vous dira qu’ainsi vous acquérez la gloire et
que vous servez la patrie. Ce n’est pas vrai. Les
patries n’ont pas besoin que ceux qui les habitent
meurent pour être grandes.
La véritéfest que vous êtes là pour servir d’autres
hommes, qui ne sont pas plus que vous, et pour
assurer sur les foules leur domination et leur auto
rité. Vous êtes là pour tirer sur les Allemands qui
ne seraient plus contents de leur prince ; et, de
temps en temps, on vous donne un peu de gloire
à mâcher pour vous faire croire que vous servez
la patrie. Et tant que vous ne comprendrez pas
pour quels mensonges nous sommes morts, vous
serez condamnés à partager notre sort. Ces yeux
qui brillent de jeunesse et de vigueur deviendront
des trous noirs comme les nôtres.
O pauvres jeunes gens ! regardez nos os brisés ;
regardez nos crânes troués. Vous n’avez peut-être
pas la force de secouer le joug féroce qui pèse sur
vous. Mais, au moins, que votre âme comprenne
votre décrépitude et votre déchéance ; et, si vous
devez nous suivre, apprenez au moins de nous
l’infamie des farces lugubres dont vous êtes les
victimes. J. Cornély.
a
la Guerre
7 e Année. — N° 7.
MENSUEL
Gixicj Centimes le ISTirmér-o
JUILLET 1905
Organe du
Mouvement Pacifique Chrétien
de Langue Française
“ PAIX SUR LA TERRE 1 ”
ABONNEMENTS
RÉDACTION
BHKECTIO.li :
ADMINISTRATION
PROPAGANDE
France 1 Fr
Union Postale... 2 —
TI. ITxic l i e t
Al me II. Hnoliet
Paul ALLÉGRET
AU HAVRE v.
Yves Le Uail
M me Yves Le I3ail
Des abonnements Graiuits
seront servis à tous ceux
qui en feront la demande-
Pour tout ce qui concerne la RÉDACTION et l’ADMINISTRATION, s’adresser au Bureau de l’UNIVERSEL, 19, Place de rHôtel-de-Ville. — LE HAVRE
A propos du Maroc
Dans Y! niocrscl d'octobre 1903, à cette
même place, nous avons exprimé les craintes
que nous faisait éprouver la politique suivie
à l’égard du Marne. Nous savions que, soit
par ambition, soit par intérêt, certains
« coloniaux » se préparaient à lancer
notre pays dans une aventure dangereuse,
et nous avons poussé un cri d’alarme.
Quelques-uns de nos lecteurs ont sans doute
pensé à ce moment-là que nous étions
quelque peu timorés ou excessifs : ils peu
vent se rendre compte aujourd’hui que nous
n’avions pas tellement tort. Il va quelque
enfantillage pour un homme à se féliciter
lui-même d’avoir vu clair dans une pareille
question ; mais quand il s’agit d’un parti,
— le parti pacifiste — quand ce parti a été
le premier et même le seul à avertir nette
ment l’opinion publique, et n’a jamais varié
dans ses prédictions et ses conseils, il est
permis et même utile de rendre hommage
à sa clairvoyance.
Certes, l’alerte fut chaude, plus peut-
être que beaucoup ne se l’imaginèrent.
Nous sommes un péuple prompt à s’alarmer,
mais prompt aussi à se rassurer : c’est
affaire de tempérament et notre Midi nous
entraîne. Si c’est faire œuvre mauvaise que
d'alarmer les esprits, c’est faire œuvre
trompeuse que les rassurer malgré tout.
Disons donc ce (pie nous croyons êtreMa
véri té : 1 edanger i m 11 îédia l paraîtaujourd’hui
écarté, mais il y aura longtemps encore des
points délicats à trancher et des difficultés
à prévoir, au Maroc et ailleurs. Les bureaux
du Ministère dq la Guerre, en vertu d’une
vieille habitude, ont fait démentir par les
agences officieuses les renseignements qui
avaient été donnés sur les préparatifs mili-
tairesdel’Allemagnc. C’est toujours I histoire
de l'autruche : ces démentis ne trompent
plus personne. L’Alsace-Lorraine forme un
immense camp retranché dont les régiments
sont toujours prêts : on ne petit en augmenter
Je nombre. Ce qu’a fait l’autorité militaire,
le voici : elle a multiplié les inspections et
supprimé les permissions pour maintenir
les effectifs au complet. De plus, certains
régiments; de ceux qui surveillent la fron
tière allemande sur son extrémité orientale,
se son I, ra |iprocliés de la France, gagnant plu
sieurs journées de mobilisation. Depuis que
la Russie a dégarni sa frontière européenne
au profit de la Mandchourie, i’Allemagne
n’a plus besoin de beaucoup de régiments
pour se garder vers l’Est ! Elle est tranquille
de ce côté-là. Alors batteries et troupes de
garnitures sont venues vers Je Rhin. Alors
aussi on a compris (pur nous étions engagés
dans une assez sotte aventure et l’on s’est
demandé comment elle finirait. Tout cela
p(*ur le Maroc! N’est-cb pas vraiment trop
absurde ?
Maintenant que le moment aigu de la crise
est passée et qu’on respire plus à l’aise dans
une atmosphère apaisée* laissons aux diplô
me tes hvsoi.n de poursuivre leur tache délicate
et tirons des événements les leçons qu'ils
éïïfuporfenl à notre point de vue.
Je vois d’abord que dès aujourd’hui ceux
qui s’imaginent diriger le monde dans notre
Europe occidentale, ne sont pas maîtres des
choses et des hommes comme ils l’étaient
autrefois. Il y a une puissance avec laquelle
ils auront à compter à l’avenir, et cette
puissance c’est l’opinion publique. Or, il
paraît incontestable que cetle opinion pu
blique des deux côtés de la frontière est
nettement pacifique. Malgré les orages accu
mulés, lès articles d’une certaine presse et
les menées des partis militaristes, il a été
impossible de déterminer en France un
courant contre P Allemagne, et en Allemagne
un courant contre la France... à propos du
Maroc ! Tellement que si actuellement les
ministres et les diplomates n’arrivaient pas
à une solution pacifique, ils se heurteraient
certainement aux désirs et à la volonté des
peuples. On a donc fait quelque chemin —
même chez les plus chauvins — depuis le jour
où le moindre prétexte mettait le feu aux
poudres. Voilà un résultat de la propagande
pacifique qui est de nature à nous réjouir.
Je vois en second lieu qu’il n’est jamais
inutile d’user de bons procédés:à l’égard des
gens. Nous avons conclu depuis dix-lmit
mois des traités d’arbitrage — ils sont in
complets, mais il faut savoir se contenter de
.peu en pareille matière — avec des nations
voisines. Nos boi mes relations avec ces voisins
vont maintenant nous aider à nous tirer
honorablement de la situation critkjue où
nous sommes, puisque les chancelleries
d’Angleterre, d’Espagne et d’Italie ont déjà
déclaré spontanément et officieusement
qu’elles adopteraient dans la Conférence
Internationale demandée par le Maroc, l’atti-
tidc (pii serait celle de la France.
Enfin j’espère que cette alerte obligera
certains de nos adversaires à reconnaître la
folie des. aventures coloniales. Cela ne rap
porte plus et devient fort compliqué. L’expé
rience de certains peuples aurait pu nous
suffi re. Voyez l’Angleterre elle n’a pas encore
acquitté la note des frais que lui a valu
l’expédition du Transvaal, et, il se peut que
l’avenir lui réserve des surprises. La Russie
n'a pas à se louer de son essai de colonisation
en Mandchourie. Si laFrance allaitauMaroc,
elle irait au devant des pires désastres.Nous
avons cette confiance qu’on l’a maintenant
compris en haut lieu et que la page des ex
péditions meurtrières, plus ou moins artifi
ciellement masquées sous lé nom de péné
trai ion pacifique, est à présent définitivement
close. Paul Allégret.
A propos d'une cérémonie organisée par l’Empereur
Guillaume à Gravelotte et des paroles que ce monarque à
prononcées sur cet ancien champ de carnage, M. Gornély
a écrit dans le Siècle, des ligues auxquelles nos lecteurs
applaudiront : ' ■*
Ce qu’il y a d’intéressant dans ce genre de
service ce n’est pas le discours que les circonstances
arrachent au prédicateur. Ce sont les paroles qui
sortent de cet amas d’os humides et déliquescents
à l’adresse des bonnes têtes allemandes qui ouvrent
les yeux et les oreilles sous le casque à pointe.
O jeunes gens qui portez les armes, disent les os,
nous avons été comme vous. Nous avons eu des
mères qui nous aimaient et des fiancées que nous
aimions. Il y a trente-cinq ans nous avons été
comme vous. Nous avons été fauchés par la
mitraille pour arracher à d’autres hommes, égale
ment pourvus de mères et de fiancées, une victoire
qui a donné à notre empereur des pays dont il
pouvait se passer.
Et aujourd’hui nous sommes pêle-mêle, avec
nos ennemis d’autrefois, dans la terre froide. Nos
mères sont mortes de douleur et de misère. Nos
fiancées sont allées avec d’autres, et nous, nous
avons perdu la joie, de vivre.
On vous dira qu’ainsi vous acquérez la gloire et
que vous servez la patrie. Ce n’est pas vrai. Les
patries n’ont pas besoin que ceux qui les habitent
meurent pour être grandes.
La véritéfest que vous êtes là pour servir d’autres
hommes, qui ne sont pas plus que vous, et pour
assurer sur les foules leur domination et leur auto
rité. Vous êtes là pour tirer sur les Allemands qui
ne seraient plus contents de leur prince ; et, de
temps en temps, on vous donne un peu de gloire
à mâcher pour vous faire croire que vous servez
la patrie. Et tant que vous ne comprendrez pas
pour quels mensonges nous sommes morts, vous
serez condamnés à partager notre sort. Ces yeux
qui brillent de jeunesse et de vigueur deviendront
des trous noirs comme les nôtres.
O pauvres jeunes gens ! regardez nos os brisés ;
regardez nos crânes troués. Vous n’avez peut-être
pas la force de secouer le joug féroce qui pèse sur
vous. Mais, au moins, que votre âme comprenne
votre décrépitude et votre déchéance ; et, si vous
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