Titre : L'Universel : l'Évangile c'est la liberté ! / direction H. Huchet
Auteur : Mouvement pacifique chrétien de langue française. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Le Havre)
Date d'édition : 1905-04-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32885496v
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 avril 1905 01 avril 1905
Description : 1905/04/01 (N4)-1905/04/30. 1905/04/01 (N4)-1905/04/30.
Description : Collection numérique : Fonds régional :... Collection numérique : Fonds régional : Haute-Normandie
Description : Collection numérique : Nutrisco, bibliothèque... Collection numérique : Nutrisco, bibliothèque numérique du Havre
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4565395q
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-45090
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 19/09/2017
I
Organe du Mouvement Pacifique Chrétien
de Langue Française
“ PAIX SUR LA TERRE ! ”
ABONNEMENTS
RÉDACTION
imtECTlO* :
ADMINISTRATION
PROPAGANDE
France 1 Fr.
H. Un cti et
Paul ALLEGRET
Yves Le Hail
Des abonnements Gratuits
seront servis à tous ceux
Union Postale... 2 —
M; me H. Hrrclxet
AU HAVRE
Æ me Yves Le Bail
qui en feront la demande.
Pour tout ce qui concerne la RÉDACTION et l’ADMINISTRATION, s’adresser au Bureau de l’UNIVERSEL, 19, Place de l’Hôtel-de-Ville. — LE HAVRE
Le Frai Remède
Pourquoi la Guerre nous apparaît-elle
comme un mal plus horrible % que les autres ?
Ce n’est pas, quand on y réfléchit, à cause des
souffrances physiques qu’elle occasionne, à cause
des larmes et du sang qu’elle fait couler : nous
subissons d’autres fléaux qui tuent, ruinent et
font pleurer. Pourtant nous ne les flétrissons pas
et ne les condamnons pas. Des cités prospères
ont été détruites par le feu d’un volcan, des
contrées entières ont été ravagées par un trem
blement de terre: nous avons souffert, mais pas
de cette souffrance amère, à la fois humiliée et
indignée, qui nous étreint le cœur devant le?
massacres actuels de la Guerre.
Ce qui nous fait placer la Guerre en tète des
calamités humaines,ce n’est donc pas que l’homme
soit tué : c’est qu’il le soit par la volonté cle
l'homme.
Nous voyons dès lors le vrai caractère du
mal que représente la Guerre : c’est un mal moral.
Elle est la concentration et comme le résumé de
toutes les souffrances voulues par les hommes.
Elle détruit en un instant les lentes conquêtes de
douceur et de bonté péniblement acquises par
les efforts de plusieurs générations, car elle
déchaîne la bête humaine, ou pis encore, ramène
l’homme à l’état de bête féroce. Elle apprend à
l’homme à ne plus rien respecter de ce qui fait
sa qualité ou sa valeur propre : « Un champ de
bataille, dit un auteur moderne, c’est un théâtre
machiné et monté à grands frais, où se donne le
spectacle hideux de tous les crimes humains : les
démons y tiennent leurs réjouissances. »
Si tel est le véritable caractère du mal, nous
pouvons facilement en déduire quel sera le véri
table remède. Nous développons, dans nos
conférences ou notre propagande écrite en faveur
de la Paix, des arguments juridiques ou écono
miques ou philosophiques. Et certes nous avons
raison. Aucun effort n’est perdu qui peut servir
à pratiquer à travers la masse pesante des préju
gés séculaires la trouée nécessaire ; et nul
homme ne perd son temps qui tâche de faire
réfléchir ses contemporains sur un pareil pro
blème, et de leur orner l’esprit d’idées un peu
plus justes.
Mais en allant au fond des choses nous voyons
bien que le seul remède qui puisse guérir défini
tivement l’humanité de sa folie guerrière est un
remède moral. Tant que le cœur de l’homme
demeurera inchangé nous ne serons jamais à
l’abri d’une poussée de colère, d’un coup de
vertige capables de ruiner nos efforts pacifiques.
Novicow a écrit quelque part que nous devrions
constamment faire passer devant les yeux des
masses populaires, actuellement si déshérités, le
tableau enchanteur de la félicité et du bonheur
à supprimer les budgets destructeurs. Mais
nous savons qu’améliorer les conditions exté
rieures de la vie de l’homme, ce n’est pas
nécessairement améliorer l’homme lui-même ;
pour le faire avancer sur le chemin de la perfec
tion, il faut sans doute poursuivre l’amélioration
des conditions matérielles de sa vie ; mais il
faut aussi éveiller le sentiment de sa misère
intérieure, faire naître en lui la faim et la soif
de la justice, et lui montrer comment elles peu
vent se satisfaire.
« Je me réjouirais fort, écrit un pacifiste
contemporain, d’être le prophète qui annonce la
bonne nouvelle et apporte la Paix aux hommes.
Mais je suis sûr que sans quelque grande révo
lution morale, sans une nouvelle vie et un
nouvel amour respirésprès du Christ, les hommes
tourneront bientôt contre eux-mêmes leurs
nouvelles forces accumulées. »
Et ici que l’on me permette de citer un im
portant fragment du discours de Ghanning sur
la Paix :
Si le principal aspect de la guerre est qu'elle est
le triomphe des passions égoïstes et mauvaises.alors
son vrai remède doit être cherché dans la propa
gation des principes de justice universelle et
d’amour; dans cet esprit de Jésus-Christ qui chasse
du cœur les démons de l’égoïsme et de la méchan
ceté. En supposant même que la guerre puisse être
abolie par des procédés qui laisseraient le cœur
humain inchangé, qu’elle puisse être arrêtée par
les progrès d’une civilisation qui, tout en adou
cissant les mœurs, ne diminuerait pas l’égoïsme,
la vénalité, la dureté du cœur, la fraude et l’ambition
des hommes, ses pires maux subsisteraient encore
et la société récolterait encore sous d’autres formes
les fruits de son péché.
La Guerre n’est autre chose que le démon du
dedans, se manifestant à l’extérieur. Que l’âme
reste sans être changée, et que la guerre cesse, le
mal intérieur trouvera encore son chemin jusqu’au
dehors. Ce feu infernal au dedans de notre être,
bien que n’éclatant pas au dehors est un volcan
dévastateur; il ne dormirait pas ; et par d’autres
éruptions, plus insensibles, mais non moins mor
telles, ruinerait le bonheur humain. Je ne crois pas
que d’autre remède que l’esprit du Christ puisse être
souverain contre la Guerre. La bête sauvage qui
s’est gorgée dans tous les âges de millions de
victimes, ne sera pas domptée par une civilisation
policée et égoïste. La guerre ne cédera jamais
qu’aux principes de justice et d’amour universels,
et ceux-ci n’ont de sures racines que dans la religion
de Jésus-Christ. Le christianismeestle vrai remède
à la Guerre, non le christianisme qui n’en porte
que le nom, non le christianisme que nous voyons,
celui qui a crû sous les gouvernements arbitraires
de l’Eglise et de l’Etat ; non celui qui caractérise
les sectes chrétiennes de nos jours, mais le christi
anisme tel qu’il vivait dans l’âme de son fondateur
et se manifestait dans sa vie ; une religion qui
révèle l’homme comme étant l’objet de l'amour
infini du Père, et le recommande à l’amour sans
borne de ses frères ; une religion dont l’essence
même est l’oubli de soi-même, pour la cause de
l'humanité ; une religion qui proscrit comme un
des plus horribles crimes, cette passion de 1 hom
me à commander et dominer ses semblables ; qui
ne connaît ni riches, ni pauvres, ni grands, ni
petits, ni esclaves, ni libres, et fait tomber toutes
les murailles qui empêchent la sympathie et le
respect des hommes les uns pour les autres.
L’amour chrétien seul peut supplanter la Guerre ;
et cet amour n’est pas une simple émotion, un
attendrissement provoqué par la souffrance hu
maine ; mais un amour intelligent, moral, spirituel,
une perception et un sentiment profond de la
sainteté de la personne humaine, la reconnaissance
des droits inaliénables et des revendications solen
nelles de chaque créature humaine. Il proteste sans
crainte contre tout tort, si obscure que soit la
victoire. Il désire relever tous les êtres tombés, si
bas soient-ils. Voilà la force qui vaincra la Guerre;
et jusqu’ici elle a été peu répandue. L’amour
qu’inspire le Christ, qui regarde à travers le corps
humain à l’âme immortelle, qui aperçoit encore
quelque chose de divin dans les facultés raison
nables et morales de la plus basse créature humai
et qui provoque pour elle la sympathie, le respect
et l’aide protecteur de sa race ; cet amour a été
rare, et cependant ce n’est que son expansion qui
arrêtera le fléau de la Guerre. Ce respect de l’hu
manité ne triompherait-il même que dans une
sphère restreinte, ne lierait-il étroitement qu’un
petit noyau d’hommes, ferait éclater au dehors
une manifestation contre la Guerre qui romprait le
sommeil du monde chrétien
'Ghanning a vu juste et profond. Les hommes
auront beau faire et beau chercher, ils ne seront
bien guéris que par ce remède-là. Les diciples
du Christ, possédés de son esprit, doivent, être
le levain qui fera lever la pâte : ils ont le privi
lège et la charge d’apporter la Paix au monde.
Il y a longtemps qu’ils devraient être cons
titués en sociétés des volontaires de l’amour, en
union des hérauts de la Paix ; car ils possèdent
la seule force capable de terrasser définitivement
la Guerre.
Paul Allégret.
La Pétition pour la Paix
Le Comité Central des Amis de la Paix a prêté son
concours, (l’une façon très active, au mouvement de
pétitionnement en faveur de la Paix, organisé par la
Délégation Permanente. Tous les pasteurs et évangé
listes des églises des différentes dénominations, tous
les directeurs d’œuvres religieuses de France, ont,
par les soins du Comité Central, reçu la pétition
accompagnée d’une circulaire spéciale. Un assez grand
nombre d’entre-eux ont écrit pour demander de
nouvelles pétitions, tel pasteur nous en réclamantjus-
qu’à 30. Environ 1,700 pétitions à triple exemplaire
ont pu être ainsi envoyées, et ont mis le protestantis
me français dans son ensemble en mesure de s'associer
à cet effort pour la Paix. Nous aimerions citer certains
cas de propagande individuelle qui nous ont vivement
encouragés et réjouis. Il y a des membres de notre
société des Amis de la Paix qui, au Havre, dans le
Doubs et ailleurs, ont recueilli par des démarches
personnelles plus de 200 signatures. Une institutrice,
membre de notre Société, a fait circuler des pétitions
parmi les 40 écoles de la ville qu’elle habite.
9
Organe du Mouvement Pacifique Chrétien
de Langue Française
“ PAIX SUR LA TERRE ! ”
ABONNEMENTS
RÉDACTION
imtECTlO* :
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PROPAGANDE
France 1 Fr.
H. Un cti et
Paul ALLEGRET
Yves Le Hail
Des abonnements Gratuits
seront servis à tous ceux
Union Postale... 2 —
M; me H. Hrrclxet
AU HAVRE
Æ me Yves Le Bail
qui en feront la demande.
Pour tout ce qui concerne la RÉDACTION et l’ADMINISTRATION, s’adresser au Bureau de l’UNIVERSEL, 19, Place de l’Hôtel-de-Ville. — LE HAVRE
Le Frai Remède
Pourquoi la Guerre nous apparaît-elle
comme un mal plus horrible % que les autres ?
Ce n’est pas, quand on y réfléchit, à cause des
souffrances physiques qu’elle occasionne, à cause
des larmes et du sang qu’elle fait couler : nous
subissons d’autres fléaux qui tuent, ruinent et
font pleurer. Pourtant nous ne les flétrissons pas
et ne les condamnons pas. Des cités prospères
ont été détruites par le feu d’un volcan, des
contrées entières ont été ravagées par un trem
blement de terre: nous avons souffert, mais pas
de cette souffrance amère, à la fois humiliée et
indignée, qui nous étreint le cœur devant le?
massacres actuels de la Guerre.
Ce qui nous fait placer la Guerre en tète des
calamités humaines,ce n’est donc pas que l’homme
soit tué : c’est qu’il le soit par la volonté cle
l'homme.
Nous voyons dès lors le vrai caractère du
mal que représente la Guerre : c’est un mal moral.
Elle est la concentration et comme le résumé de
toutes les souffrances voulues par les hommes.
Elle détruit en un instant les lentes conquêtes de
douceur et de bonté péniblement acquises par
les efforts de plusieurs générations, car elle
déchaîne la bête humaine, ou pis encore, ramène
l’homme à l’état de bête féroce. Elle apprend à
l’homme à ne plus rien respecter de ce qui fait
sa qualité ou sa valeur propre : « Un champ de
bataille, dit un auteur moderne, c’est un théâtre
machiné et monté à grands frais, où se donne le
spectacle hideux de tous les crimes humains : les
démons y tiennent leurs réjouissances. »
Si tel est le véritable caractère du mal, nous
pouvons facilement en déduire quel sera le véri
table remède. Nous développons, dans nos
conférences ou notre propagande écrite en faveur
de la Paix, des arguments juridiques ou écono
miques ou philosophiques. Et certes nous avons
raison. Aucun effort n’est perdu qui peut servir
à pratiquer à travers la masse pesante des préju
gés séculaires la trouée nécessaire ; et nul
homme ne perd son temps qui tâche de faire
réfléchir ses contemporains sur un pareil pro
blème, et de leur orner l’esprit d’idées un peu
plus justes.
Mais en allant au fond des choses nous voyons
bien que le seul remède qui puisse guérir défini
tivement l’humanité de sa folie guerrière est un
remède moral. Tant que le cœur de l’homme
demeurera inchangé nous ne serons jamais à
l’abri d’une poussée de colère, d’un coup de
vertige capables de ruiner nos efforts pacifiques.
Novicow a écrit quelque part que nous devrions
constamment faire passer devant les yeux des
masses populaires, actuellement si déshérités, le
tableau enchanteur de la félicité et du bonheur
nous savons qu’améliorer les conditions exté
rieures de la vie de l’homme, ce n’est pas
nécessairement améliorer l’homme lui-même ;
pour le faire avancer sur le chemin de la perfec
tion, il faut sans doute poursuivre l’amélioration
des conditions matérielles de sa vie ; mais il
faut aussi éveiller le sentiment de sa misère
intérieure, faire naître en lui la faim et la soif
de la justice, et lui montrer comment elles peu
vent se satisfaire.
« Je me réjouirais fort, écrit un pacifiste
contemporain, d’être le prophète qui annonce la
bonne nouvelle et apporte la Paix aux hommes.
Mais je suis sûr que sans quelque grande révo
lution morale, sans une nouvelle vie et un
nouvel amour respirésprès du Christ, les hommes
tourneront bientôt contre eux-mêmes leurs
nouvelles forces accumulées. »
Et ici que l’on me permette de citer un im
portant fragment du discours de Ghanning sur
la Paix :
Si le principal aspect de la guerre est qu'elle est
le triomphe des passions égoïstes et mauvaises.alors
son vrai remède doit être cherché dans la propa
gation des principes de justice universelle et
d’amour; dans cet esprit de Jésus-Christ qui chasse
du cœur les démons de l’égoïsme et de la méchan
ceté. En supposant même que la guerre puisse être
abolie par des procédés qui laisseraient le cœur
humain inchangé, qu’elle puisse être arrêtée par
les progrès d’une civilisation qui, tout en adou
cissant les mœurs, ne diminuerait pas l’égoïsme,
la vénalité, la dureté du cœur, la fraude et l’ambition
des hommes, ses pires maux subsisteraient encore
et la société récolterait encore sous d’autres formes
les fruits de son péché.
La Guerre n’est autre chose que le démon du
dedans, se manifestant à l’extérieur. Que l’âme
reste sans être changée, et que la guerre cesse, le
mal intérieur trouvera encore son chemin jusqu’au
dehors. Ce feu infernal au dedans de notre être,
bien que n’éclatant pas au dehors est un volcan
dévastateur; il ne dormirait pas ; et par d’autres
éruptions, plus insensibles, mais non moins mor
telles, ruinerait le bonheur humain. Je ne crois pas
que d’autre remède que l’esprit du Christ puisse être
souverain contre la Guerre. La bête sauvage qui
s’est gorgée dans tous les âges de millions de
victimes, ne sera pas domptée par une civilisation
policée et égoïste. La guerre ne cédera jamais
qu’aux principes de justice et d’amour universels,
et ceux-ci n’ont de sures racines que dans la religion
de Jésus-Christ. Le christianismeestle vrai remède
à la Guerre, non le christianisme qui n’en porte
que le nom, non le christianisme que nous voyons,
celui qui a crû sous les gouvernements arbitraires
de l’Eglise et de l’Etat ; non celui qui caractérise
les sectes chrétiennes de nos jours, mais le christi
anisme tel qu’il vivait dans l’âme de son fondateur
et se manifestait dans sa vie ; une religion qui
révèle l’homme comme étant l’objet de l'amour
infini du Père, et le recommande à l’amour sans
borne de ses frères ; une religion dont l’essence
même est l’oubli de soi-même, pour la cause de
l'humanité ; une religion qui proscrit comme un
des plus horribles crimes, cette passion de 1 hom
me à commander et dominer ses semblables ; qui
ne connaît ni riches, ni pauvres, ni grands, ni
petits, ni esclaves, ni libres, et fait tomber toutes
les murailles qui empêchent la sympathie et le
respect des hommes les uns pour les autres.
L’amour chrétien seul peut supplanter la Guerre ;
et cet amour n’est pas une simple émotion, un
attendrissement provoqué par la souffrance hu
maine ; mais un amour intelligent, moral, spirituel,
une perception et un sentiment profond de la
sainteté de la personne humaine, la reconnaissance
des droits inaliénables et des revendications solen
nelles de chaque créature humaine. Il proteste sans
crainte contre tout tort, si obscure que soit la
victoire. Il désire relever tous les êtres tombés, si
bas soient-ils. Voilà la force qui vaincra la Guerre;
et jusqu’ici elle a été peu répandue. L’amour
qu’inspire le Christ, qui regarde à travers le corps
humain à l’âme immortelle, qui aperçoit encore
quelque chose de divin dans les facultés raison
nables et morales de la plus basse créature humai
et qui provoque pour elle la sympathie, le respect
et l’aide protecteur de sa race ; cet amour a été
rare, et cependant ce n’est que son expansion qui
arrêtera le fléau de la Guerre. Ce respect de l’hu
manité ne triompherait-il même que dans une
sphère restreinte, ne lierait-il étroitement qu’un
petit noyau d’hommes, ferait éclater au dehors
une manifestation contre la Guerre qui romprait le
sommeil du monde chrétien
'Ghanning a vu juste et profond. Les hommes
auront beau faire et beau chercher, ils ne seront
bien guéris que par ce remède-là. Les diciples
du Christ, possédés de son esprit, doivent, être
le levain qui fera lever la pâte : ils ont le privi
lège et la charge d’apporter la Paix au monde.
Il y a longtemps qu’ils devraient être cons
titués en sociétés des volontaires de l’amour, en
union des hérauts de la Paix ; car ils possèdent
la seule force capable de terrasser définitivement
la Guerre.
Paul Allégret.
La Pétition pour la Paix
Le Comité Central des Amis de la Paix a prêté son
concours, (l’une façon très active, au mouvement de
pétitionnement en faveur de la Paix, organisé par la
Délégation Permanente. Tous les pasteurs et évangé
listes des églises des différentes dénominations, tous
les directeurs d’œuvres religieuses de France, ont,
par les soins du Comité Central, reçu la pétition
accompagnée d’une circulaire spéciale. Un assez grand
nombre d’entre-eux ont écrit pour demander de
nouvelles pétitions, tel pasteur nous en réclamantjus-
qu’à 30. Environ 1,700 pétitions à triple exemplaire
ont pu être ainsi envoyées, et ont mis le protestantis
me français dans son ensemble en mesure de s'associer
à cet effort pour la Paix. Nous aimerions citer certains
cas de propagande individuelle qui nous ont vivement
encouragés et réjouis. Il y a des membres de notre
société des Amis de la Paix qui, au Havre, dans le
Doubs et ailleurs, ont recueilli par des démarches
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