Titre : L'Universel : l'Évangile c'est la liberté ! / direction H. Huchet
Auteur : Mouvement pacifique chrétien de langue française. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Le Havre)
Date d'édition : 1905-03-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32885496v
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 mars 1905 01 mars 1905
Description : 1905/03/01 (N3)-1905/03/31. 1905/03/01 (N3)-1905/03/31.
Description : Collection numérique : Fonds régional :... Collection numérique : Fonds régional : Haute-Normandie
Description : Collection numérique : Nutrisco, bibliothèque... Collection numérique : Nutrisco, bibliothèque numérique du Havre
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k45653949
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-45090
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 19/09/2017
Guerre à la Guerre
7e Année. — N° 3.
MENSUEL
Cinq Centimes le Numéro
MARS 1905
Organe du Mouvement Pacifique Chrétien
de Gangue Française
“ PAIX SUR LA TERRE ! ”
ABONNEMENTS
RÉDACTION
mu ectiox :
ADMINISTRATION
PROPAGANDE
France 1 Fr.
Union Postale... 2 —
-
H. Huchet
M2 ne H. TXncliet
Paul ALLÉGRET
AU HAVRE
Yves Le Bail
M me Yves Le Bail
Des abonnements Gratuits
seront servis à tous ceux
qui en feront la demande
Pour tout ce qui concerne la RÉDACTION et l’ADMINlSTRATION, s’adresser au Bureau de l’UNIVERSEL, 19, Place de THôtel-de-Ville. — LE HAVRE
——, —. j .1 ... i — -ni i. ■ ■ ,
Bourreaux des Noirs
De quoi parler dans ce premier article si ce
n’est des abominations qui viennent d’être com
mises au Congo français? On connaît les faits
et nous ne voulons même pas les rappeler ici.
On se sent honteux d’être concitoyens de cette
poignée de tortionnaires ou de fous alcooli
ques, qui s’étaient constitués eux-mêmes en so
ciété de bourreaux des noirs, sous la raison so
ciale de Laccnaire-Ravachol-Vacher et G ie .
On s’est, demandé avec stupeur comment
l’administration coloniale pouvait revêtir de
l’autorité administrative et judiciaire la plus
étendue, dans des postes où, par leur isolement
même, ils se trouvaient aux prises avec des ten
tations considérables, de tout jeunes fonction
naires insuffisamment connus et éprouvés. L’an
cien ministre des Colonies a plaidé les circons
tances atténuantes : il a parlé de rares brebis
galeuses dont l’aberration est heureusement
très exceptionnelle, et à ces quelques mauvais
bergers il a opposé l’immense armée des bons
administrateurs-. 11 a montré l’œuvre lente, pa
tiente, pénible, et presque toujours bienfaisante
accomplie par ces bons Français, et cela au mi
lieu de grandes difficultés, de grandes priva
tions, sous le coup des fièvres qui épuisent et
tuent.
U faud rait pourtant s’entendre : des crânes
bouillis, des femmes brûlées au four, des jeunes
hommes dynamités,oui,nous espérons et croyons
que ce sont là des faits exceptionnels. Mais il y
a autre chose: il y a sur les bords du Congo et de
ses affluents de droite, comme sur les bords de
FOgôoué, comme à Madagascar (si on ne le sait
pas encore en haut lieu on l’apprendra aussi un
beau jour), des assassinats et des vols commis
froidement, comme la chose du monde la plus
naturelle, par des soldats et des agents chargés
de percevoir l’impôt. Et voilà au fond la situa
tion fausse, anormale, folle, quand on y réflé
chit un peu, qui explique les « accidents excep
tionnels » dont gémit notre presse depuis quinze
jours.
On veut que les colonies rendent : alors on
décrète l’impôt. C’est très joli à Paris ; mais
quand on le demande aux Pahouins du Congo
français, ils n’y comprennent rien. Or s’ils ne
paient pas l’impôt intégralement, jusqu’à la
dernière boule de caoutchouc, on brûle leurs
villages; et s’ils font mine de ne pas se prêter
de bonne grâce à ce « châtiment légal », on les
fusille. Voilà le fait ; et nous avons de ce fait
donné ailleurs un certain nombre de preuves.
Pourquoi donc les Pahouins acquitteraient-
ils l’impôt? Ces gens savent fort bien qu’un ser
vice se paie : quel service les blancs leur ont-ils
rendu pour avoir le droit d’exiger d’eux en re
tour un cadeau annuel? Ils ont pris leur pays,
l’ont découpé en concessions qu’ils se sont par
tagées; puis l’exploitation a commencé, exploi
tation vraiment cynique. Ont-ils travaillé chez
eux et pour eux ? Leur ont-ils appris à mettre
en valeur les richesses de leur sol? Ont-ils seu
lement tenté un essai de vèaie colonisation pour
les amener à un degré supérieur de vie et de
bonheur, et leur apporter les « bienfaits de la
civilisation »? Les bienfaits de la civilisation !...
ils sont représentés pour les noirs de T Afrique
Occidentale par les caisses d’eau-de-vie et d’ab
sinthe, par les barils de poudre et les cargaisons
de vieux fusils qu’on déballe chez eux à chaque
courrier. Us en meurent de ces bienfaits-là : les
peuplades du Bas-Congo et du Bas-Ogôoué en
savent quelque chose.
Aussi les blancs qui vont là-bas se sont-ils ha
bitués à considérer les noirs comme une matière
à exploiter , et pas autre chose.
Toutes les belles théories on les réserve pour
la tribune de la Chambre et les copieux rapports
parlementaires; il y a un certain nombre de
phrases sur la supériorité de notre système de
Colonisation, sur la plus grande France et son
immense empire colonial, etc., qui ont toujours
le même succès ; quand on voit de près ces beau
tés et ces grandeurs, on se sent le cœur serré.
Alors ? Eh bien! nous affirmerons une
fois de plus notre réprobation des brigandages
coloniaux. Après tout, comme on l’a déjà dit,
les noirs aussi ont le droit d’avoir leur Alsace-
Lorraine, et d’y tenir. Qu’allons-nous faire chez
eux ?
Et puis nous travaillerons à réformer la men
talité générale des blancs pour ce qui concerne
les noirs. Cela ne se fera pas en un jour: il nous
faut habituer nos contemporains à cette idée qui.
nous paraît enfantine, à nous chrétiens, (|ue les
nègres sont nos frères, égaux à nous en dignité,
ayant droit au même respect de leur qualité
d’homme : nos Congrès de la Paix y ont déjà
travaillé. Voici quelques-unes de leurs délibé
rations :
Le Congrès, condamnant les guerres continuelles
entreprises contre les races inférieures et les faits d’in
justice-et de violence dont ces races sont souvent vic
times; convaincu que le sens moral dès nations euro
péennes a besoin d’être réveillé par la connaissance
des crimes commis en leur nom, rappelle avec ins
tance aux Sociétés de la Paix le devoir de faire une
vigoureuse propagande en faveur d’un traitement
juste et équitable à V gard des peuples d’une civilisa
tion inférieure.
(Congrès de Paris, 1900)
Ce même Congrès, sur la proposition du Co
mité de Défense et de Protection des indigènes,
a adopté tout un ensemble de résolutions ayant
trait à la condition politique, juridique et ma
térielle des noirs et au respect de leur proprié
té. Tout ce travail est excellent: il nous appar
tient de vulgariser ces idées.
Enfin nous entourerons de plus d’affection et
de reconnaissance nos missionnaires qui s’en
vont accomplir dans l’Afrique Occidentale, et
ailleurs, une œuvre de justice réparatrice. De
vant les iniquités commises par leurs frères de
la mère-patrie, leur conscience a parlé, autant
que leur cœur et leur âme de serviteur du
Christ. Ils veulent apporter autre chose aux
noirs que les vices, les mauvais traitements ou
les marchandises des blancs. Us veulent les sau
ver de la disparition qui les menace : un de ces
missionnaires nous a récemment raconté com
ment un seul garçon, ayant passé par l’école
d’une station de l’Ogôoué, devint le réformateur
social de toute sa tribu et la sauva de la destruc
tion. Il nous a raconté comment les Missionnai
res guérissent les plaies du corps en même
temps qu’ils instruisent les cerveaux et forment
les âmes ; comment ils apprennent aux Pa
houins du Congo ce que c’est que le travail ré
gulier et la vie de famille. A côté des autres
blancs qui tuent, ceux-là donnent leur vie.
Paul Allégret.
Manifestation Pacifique de Février 1905
.A. TJ TTJA’VR.IE
Les obligations (le la conscience et les exigences
fondamentales de la justice et du droit qui règlent les
rapports entre les nations civilisées doivent également
régler nos rapports avec les nations non-civilisées.
(Congrès de Paris , 1889)
Le Congrès est d'avis que la doctrine des droits
imprescriptibles de l’homme exigé que les races indi
gènes et faibles soient défendues dans leur liberté et
leur propriété contre toute injustice, quand elles se
trouvent en contact avec les peuplés civilisés ; et qu’el
les soient garanties contre les vices des nations soi-
disant avancées.
(Congrès de Londres, 1890)
Le Congrès, profondément ému par le spectacle
des massacres commis par les Européens dans des
conflits inégaux et souvent injustes avec les hordes
mal armées des races considérées comme inférieures,
proteste’'contre ces iniquités infligées aux peuples fai
bles par les peuples forts.
(Congrès de Turin , 1898)
Ordre du jour voté au banquet, rue de Paris, le
lundi 20; rue Cassard, le mardi 21 ; rue Henri IY, le
mercredi 22'; place Gambetta, le jeudi 33, jet rue d’Es-
timauville, le vendredi 24.
En ce jour de la paix, la présente assemblée , réunie
au Havre , proclame à nouveau comme but principal et
sa raison d’être, la substitution de la loi et de l'ordre
international à l'anarchie internationale et aux bruta
lités de la guerre.
Elle se prononce énergiquement contre l’assertion cou
rante d’après laquelle l’accroissement continu des ar
mements qui pèse si lourdement sur toutes les nations,
est nécessaire pour leur sécurité. Elle croit, au con
traire, qu’il entretient les antagonismes et les malenten
dus.
C’est au nom de la justice impartiale et également ac
cessible à tous, que la présente assemblée dénonce les
moyens de la force brutale et de la coercition dans les
litiges internationaux , en s’engageant et travailler sans
relâche en vue de la réduction simultanée et de la dispari
tion finale des armées et des flottes permanentes dans
toits les pays.
7e Année. — N° 3.
MENSUEL
Cinq Centimes le Numéro
MARS 1905
Organe du Mouvement Pacifique Chrétien
de Gangue Française
“ PAIX SUR LA TERRE ! ”
ABONNEMENTS
RÉDACTION
mu ectiox :
ADMINISTRATION
PROPAGANDE
France 1 Fr.
Union Postale... 2 —
-
H. Huchet
M2 ne H. TXncliet
Paul ALLÉGRET
AU HAVRE
Yves Le Bail
M me Yves Le Bail
Des abonnements Gratuits
seront servis à tous ceux
qui en feront la demande
Pour tout ce qui concerne la RÉDACTION et l’ADMINlSTRATION, s’adresser au Bureau de l’UNIVERSEL, 19, Place de THôtel-de-Ville. — LE HAVRE
——, —. j .1 ... i — -ni i. ■ ■ ,
Bourreaux des Noirs
De quoi parler dans ce premier article si ce
n’est des abominations qui viennent d’être com
mises au Congo français? On connaît les faits
et nous ne voulons même pas les rappeler ici.
On se sent honteux d’être concitoyens de cette
poignée de tortionnaires ou de fous alcooli
ques, qui s’étaient constitués eux-mêmes en so
ciété de bourreaux des noirs, sous la raison so
ciale de Laccnaire-Ravachol-Vacher et G ie .
On s’est, demandé avec stupeur comment
l’administration coloniale pouvait revêtir de
l’autorité administrative et judiciaire la plus
étendue, dans des postes où, par leur isolement
même, ils se trouvaient aux prises avec des ten
tations considérables, de tout jeunes fonction
naires insuffisamment connus et éprouvés. L’an
cien ministre des Colonies a plaidé les circons
tances atténuantes : il a parlé de rares brebis
galeuses dont l’aberration est heureusement
très exceptionnelle, et à ces quelques mauvais
bergers il a opposé l’immense armée des bons
administrateurs-. 11 a montré l’œuvre lente, pa
tiente, pénible, et presque toujours bienfaisante
accomplie par ces bons Français, et cela au mi
lieu de grandes difficultés, de grandes priva
tions, sous le coup des fièvres qui épuisent et
tuent.
U faud rait pourtant s’entendre : des crânes
bouillis, des femmes brûlées au four, des jeunes
hommes dynamités,oui,nous espérons et croyons
que ce sont là des faits exceptionnels. Mais il y
a autre chose: il y a sur les bords du Congo et de
ses affluents de droite, comme sur les bords de
FOgôoué, comme à Madagascar (si on ne le sait
pas encore en haut lieu on l’apprendra aussi un
beau jour), des assassinats et des vols commis
froidement, comme la chose du monde la plus
naturelle, par des soldats et des agents chargés
de percevoir l’impôt. Et voilà au fond la situa
tion fausse, anormale, folle, quand on y réflé
chit un peu, qui explique les « accidents excep
tionnels » dont gémit notre presse depuis quinze
jours.
On veut que les colonies rendent : alors on
décrète l’impôt. C’est très joli à Paris ; mais
quand on le demande aux Pahouins du Congo
français, ils n’y comprennent rien. Or s’ils ne
paient pas l’impôt intégralement, jusqu’à la
dernière boule de caoutchouc, on brûle leurs
villages; et s’ils font mine de ne pas se prêter
de bonne grâce à ce « châtiment légal », on les
fusille. Voilà le fait ; et nous avons de ce fait
donné ailleurs un certain nombre de preuves.
Pourquoi donc les Pahouins acquitteraient-
ils l’impôt? Ces gens savent fort bien qu’un ser
vice se paie : quel service les blancs leur ont-ils
rendu pour avoir le droit d’exiger d’eux en re
tour un cadeau annuel? Ils ont pris leur pays,
l’ont découpé en concessions qu’ils se sont par
tagées; puis l’exploitation a commencé, exploi
tation vraiment cynique. Ont-ils travaillé chez
eux et pour eux ? Leur ont-ils appris à mettre
en valeur les richesses de leur sol? Ont-ils seu
lement tenté un essai de vèaie colonisation pour
les amener à un degré supérieur de vie et de
bonheur, et leur apporter les « bienfaits de la
civilisation »? Les bienfaits de la civilisation !...
ils sont représentés pour les noirs de T Afrique
Occidentale par les caisses d’eau-de-vie et d’ab
sinthe, par les barils de poudre et les cargaisons
de vieux fusils qu’on déballe chez eux à chaque
courrier. Us en meurent de ces bienfaits-là : les
peuplades du Bas-Congo et du Bas-Ogôoué en
savent quelque chose.
Aussi les blancs qui vont là-bas se sont-ils ha
bitués à considérer les noirs comme une matière
à exploiter , et pas autre chose.
Toutes les belles théories on les réserve pour
la tribune de la Chambre et les copieux rapports
parlementaires; il y a un certain nombre de
phrases sur la supériorité de notre système de
Colonisation, sur la plus grande France et son
immense empire colonial, etc., qui ont toujours
le même succès ; quand on voit de près ces beau
tés et ces grandeurs, on se sent le cœur serré.
Alors ? Eh bien! nous affirmerons une
fois de plus notre réprobation des brigandages
coloniaux. Après tout, comme on l’a déjà dit,
les noirs aussi ont le droit d’avoir leur Alsace-
Lorraine, et d’y tenir. Qu’allons-nous faire chez
eux ?
Et puis nous travaillerons à réformer la men
talité générale des blancs pour ce qui concerne
les noirs. Cela ne se fera pas en un jour: il nous
faut habituer nos contemporains à cette idée qui.
nous paraît enfantine, à nous chrétiens, (|ue les
nègres sont nos frères, égaux à nous en dignité,
ayant droit au même respect de leur qualité
d’homme : nos Congrès de la Paix y ont déjà
travaillé. Voici quelques-unes de leurs délibé
rations :
Le Congrès, condamnant les guerres continuelles
entreprises contre les races inférieures et les faits d’in
justice-et de violence dont ces races sont souvent vic
times; convaincu que le sens moral dès nations euro
péennes a besoin d’être réveillé par la connaissance
des crimes commis en leur nom, rappelle avec ins
tance aux Sociétés de la Paix le devoir de faire une
vigoureuse propagande en faveur d’un traitement
juste et équitable à V gard des peuples d’une civilisa
tion inférieure.
(Congrès de Paris, 1900)
Ce même Congrès, sur la proposition du Co
mité de Défense et de Protection des indigènes,
a adopté tout un ensemble de résolutions ayant
trait à la condition politique, juridique et ma
térielle des noirs et au respect de leur proprié
té. Tout ce travail est excellent: il nous appar
tient de vulgariser ces idées.
Enfin nous entourerons de plus d’affection et
de reconnaissance nos missionnaires qui s’en
vont accomplir dans l’Afrique Occidentale, et
ailleurs, une œuvre de justice réparatrice. De
vant les iniquités commises par leurs frères de
la mère-patrie, leur conscience a parlé, autant
que leur cœur et leur âme de serviteur du
Christ. Ils veulent apporter autre chose aux
noirs que les vices, les mauvais traitements ou
les marchandises des blancs. Us veulent les sau
ver de la disparition qui les menace : un de ces
missionnaires nous a récemment raconté com
ment un seul garçon, ayant passé par l’école
d’une station de l’Ogôoué, devint le réformateur
social de toute sa tribu et la sauva de la destruc
tion. Il nous a raconté comment les Missionnai
res guérissent les plaies du corps en même
temps qu’ils instruisent les cerveaux et forment
les âmes ; comment ils apprennent aux Pa
houins du Congo ce que c’est que le travail ré
gulier et la vie de famille. A côté des autres
blancs qui tuent, ceux-là donnent leur vie.
Paul Allégret.
Manifestation Pacifique de Février 1905
.A. TJ TTJA’VR.IE
Les obligations (le la conscience et les exigences
fondamentales de la justice et du droit qui règlent les
rapports entre les nations civilisées doivent également
régler nos rapports avec les nations non-civilisées.
(Congrès de Paris , 1889)
Le Congrès est d'avis que la doctrine des droits
imprescriptibles de l’homme exigé que les races indi
gènes et faibles soient défendues dans leur liberté et
leur propriété contre toute injustice, quand elles se
trouvent en contact avec les peuplés civilisés ; et qu’el
les soient garanties contre les vices des nations soi-
disant avancées.
(Congrès de Londres, 1890)
Le Congrès, profondément ému par le spectacle
des massacres commis par les Européens dans des
conflits inégaux et souvent injustes avec les hordes
mal armées des races considérées comme inférieures,
proteste’'contre ces iniquités infligées aux peuples fai
bles par les peuples forts.
(Congrès de Turin , 1898)
Ordre du jour voté au banquet, rue de Paris, le
lundi 20; rue Cassard, le mardi 21 ; rue Henri IY, le
mercredi 22'; place Gambetta, le jeudi 33, jet rue d’Es-
timauville, le vendredi 24.
En ce jour de la paix, la présente assemblée , réunie
au Havre , proclame à nouveau comme but principal et
sa raison d’être, la substitution de la loi et de l'ordre
international à l'anarchie internationale et aux bruta
lités de la guerre.
Elle se prononce énergiquement contre l’assertion cou
rante d’après laquelle l’accroissement continu des ar
mements qui pèse si lourdement sur toutes les nations,
est nécessaire pour leur sécurité. Elle croit, au con
traire, qu’il entretient les antagonismes et les malenten
dus.
C’est au nom de la justice impartiale et également ac
cessible à tous, que la présente assemblée dénonce les
moyens de la force brutale et de la coercition dans les
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